Le 29 juin 1941, Lași bascule dans la terreur
Le 29 juin 1941, la ville de Iași, dans le nord-est de la Roumanie, est le théâtre d’une vague de violences antijuives. Dans le sillage de ce pogrom, environ 7 000 Juifs sont arrêtés puis déportés dans des wagons à bestiaux. Ces convois entreront dans l’histoire sous le nom de « trains de la mort », en raison des conditions extrêmes imposées aux déportés.
Des wagons scellés, sans eau, en pleine chaleur
Entassés dans des wagons fermés, privés d’eau et d’air, les déportés subissent un trajet interminable. Beaucoup meurent durant le transport, victimes de la déshydratation et de l’asphyxie. La mécanique est celle d’une violence organisée : déplacer, enfermer, épuiser, jusqu’à la mort.
Le témoignage d’Iancu Țucărman et la mémoire d’un crime de masse
Parmi ceux qui ont survécu figure Iancu Țucărman, devenu l’un des derniers témoins de ces convois. Sa mort, annoncée en janvier 2021 par la Communauté juive de Bucarest, rappelle l’urgence de préserver ces récits au moment où disparaissent les survivants.
Un bilan lourd sous le régime Antonescu
Selon une commission internationale d’historiens dirigée par Elie Wiesel, environ 300 000 Juifs roumains et ukrainiens sont morts sous le régime du maréchal Ion Antonescu, dans les territoires contrôlés par la Roumanie pendant la Seconde Guerre mondiale.

