Anatomie d’un faux discours devenu viral
« Mesdames et Messieurs, comme vous le savez, nous vivons parmi vous depuis deux mille ans. »
Ainsi commence un texte spectaculaire (lire plus bas) qui circule depuis plusieurs années sur Internet et qui connaît régulièrement une nouvelle jeunesse sur Facebook, WhatsApp et d’autres réseaux sociaux. Il est présenté comme le « discours époustouflant » de Miriam Novak, ambassadrice d’Israël à l’ONU, prononcé lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Le texte est long, incisif, parfois provocateur. Il évoque la Shoah, l’antisémitisme, les contributions des Juifs à la civilisation, les prix Nobel, Israël et le droit des Juifs à se défendre.
Il possède surtout toutes les caractéristiques d’un contenu conçu pour être partagé : un personnage doté d’une autorité incontestable, le décor prestigieux de l’ONU, des formules choc et une conclusion destinée à susciter l’adhésion.
Il y a seulement un problème.
Miriam Novak n’est pas l’ambassadrice d’Israël auprès des Nations unies et rien ne permet d’établir qu’elle ait jamais prononcé ce discours.
L’histoire est un remarquable exemple de la manière dont un faux peut survivre pendant des années, être traduit, légèrement modifié et finalement revenir comme une information nouvelle.
Première anomalie : qui est Miriam Novak ?
C’est la vérification la plus simple et elle suffit déjà à faire s’effondrer l’histoire.
Les archives officielles des Nations unies indiquent que Danny Danon a présenté ses lettres de créance comme représentant permanent d’Israël auprès de l’ONU le 19 août 2024. Il retrouvait alors une fonction qu’il avait déjà exercée entre 2015 et 2020.
Les documents officiels ultérieurs de l’ONU confirment cette fonction. Une lettre israélienne du 16 mai 2025, par exemple, porte explicitement la signature de « Danny Danon, Ambassador, Permanent Representative of Israel to the United Nations ».
Aucune Miriam Novak n’apparaît comme représentante permanente d’Israël auprès des Nations unies.
Le site de vérification Mimikama, qui s’est penché sur l’affaire en mars 2026, arrive à la même conclusion : la « Miriam Novak » du discours est un personnage fictif dans ce contexte diplomatique et ne figure pas dans les listes des représentants israéliens.
Il existe évidemment dans le monde des personnes portant ce nom. Ce n’est pas la question. Ce qui n’existe pas, c’est Miriam Novak, ambassadrice ou représentante d’Israël à l’ONU, auteure de ce discours.
Deuxième anomalie : l’ONU n’a aucune trace de ce discours
Un discours prononcé à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies n’est pas une conversation privée.
Les séances, interventions, vidéos et documents diplomatiques laissent des traces. Or aucune archive officielle correspondant au discours attribué à Miriam Novak n’a pu être retrouvée par les organismes qui ont vérifié cette histoire.
Le site brésilien de fact-checking Boatos.org a ainsi recherché le discours et l’identité de sa supposée auteure. Sa conclusion est catégorique : le discours n’a pas été prononcé à l’ONU et Miriam Novak n’y représentait pas Israël.
Aos Fatos a effectué la même vérification lors d’une nouvelle vague de diffusion du texte : aucune trace de l’intervention dans les discours de l’Assemblée générale.
Le détail extraordinaire : le discours voyage dans le temps
C’est probablement la partie la plus intéressante de l’histoire.
Le texte ne se contente pas d’être faux. Il change d’époque.
Une version mise en ligne en hébreu par le site de vérification « Lo Relevant » reproduit ainsi la rumeur sous une forme qui situe explicitement le prétendu discours en 2021 :
« Speech at UNGA by Miriam Novak, 2021 »
Cette version raconte déjà qu’une assemblée extraordinaire aurait été organisée à New York et que la représentante israélienne Miriam Novak serait montée à la tribune.
On retrouve encore aujourd’hui cette datation de 2021 dans des reproductions anglophones du texte.
Mais en 2024, l’histoire revient.
Boatos.org enquête alors sur un prétendu discours de Miriam Novak prononcé cette fois à l’Assemblée générale de cette année-là. Le fact-checker constate que le texte circulait déjà sous une version prétendument datée de 2021.
Puis arrive 2025.
Le discours connaît une nouvelle vie.
Le 14 août 2025, le site francophone IsraelValley publie le texte sous le titre « Le brillant Discours de l’ambassadrice d’Israël auprès de l’ONU, Miriam Novak », en le présentant comme prononcé lors d’une session d’urgence de l’Assemblée générale à New York.
Le même mois, on retrouve une version portugaise reprenant pratiquement la même présentation et les mêmes arguments.
Quelques semaines plus tard, Boatos.org doit de nouveau démonter l’histoire, cette fois sous sa forme adaptée à l’Assemblée générale de 2025.
Autrement dit, le même discours peut être présenté comme ayant été prononcé en 2021, puis réapparaître en 2024 et en 2025 comme s’il venait d’être prononcé.
C’est l’une des signatures classiques d’une intox virale : le texte reste, le contexte est actualisé.
Une photographie est même venue donner un visage à l’ambassadrice imaginaire
Un faux texte devient beaucoup plus convaincant lorsqu’on peut lui associer un visage.
Lors d’une vague de diffusion en 2025, certaines publications ont donc accompagné le discours d’une photographie montrant une femme à la tribune des Nations unies.
Problème supplémentaire : la femme photographiée n’était pas Miriam Novak.
Aos Fatos a identifié la personne visible sur l’image : il s’agissait très probablement d’Annalena Baerbock, ancienne ministre allemande des Affaires étrangères et présidente de l’Assemblée générale des Nations unies.
L’opération est particulièrement efficace sur les réseaux sociaux : un nom, un visage, le marbre vert de la tribune de l’ONU et un texte présenté comme une transcription suffisent à créer l’impression d’un événement parfaitement documenté.
Alors qu’aucun de ces éléments ne prouve l’existence du discours.
Pourquoi ce faux est-il aussi crédible ?
Parce que le texte ne ressemble pas à une fake news grossière.
Il utilise au contraire une technique beaucoup plus efficace : mélanger des éléments historiques réels, des opinions politiques, des affirmations discutables et une mise en scène fictive.
La Shoah est réelle. L’antisémitisme contemporain est réel. Les débats sur la sécurité d’Israël sont réels. Les contributions de scientifiques et intellectuels juifs sont réelles.
C’est l’événement qui sert de contenant à tous ces éléments qui est inventé.
Le lecteur peut donc être en accord avec une partie du propos et, précisément pour cette raison, ne pas éprouver le besoin de vérifier l’identité de celle qui est censée l’avoir prononcé.
C’est l’un des mécanismes les plus efficaces de la désinformation : un texte n’a pas besoin d’être entièrement faux pour fabriquer une fausse information.
Il suffit parfois d’attribuer un texte à la mauvaise personne, au mauvais endroit et au mauvais moment.
Le style lui-même aurait dû éveiller les soupçons
Le discours attribué à Miriam Novak contient des attaques particulièrement directes contre différents pays et peuples, des plaisanteries supposément accueillies par des rires de l’Assemblée et une succession de formules destinées manifestement à provoquer une réaction émotionnelle.
Boatos.org relève précisément ce décalage entre le style du texte et celui d’une intervention diplomatique officielle.
Ce n’est pas une preuve en soi : un diplomate peut parfaitement prononcer un discours extrêmement dur.
Mais lorsque ce style s’ajoute à l’absence d’archives, à une fonction diplomatique attribuée à une personne inexistante dans les registres concernés et aux multiples changements de date, le faisceau d’indices devient considérable.
Qui a réellement écrit le discours de Miriam Novak ?
C’est ici que l’enquête devient plus mystérieuse.
À ce jour, l’auteur originel du texte n’est pas identifié de manière suffisamment documentée pour pouvoir lui en attribuer la paternité.
Les recherches permettent de retrouver des versions présentant le discours comme datant de 2021. Elles permettent également de suivre ses réapparitions ultérieures et ses traductions.
Mais cela ne signifie pas que le texte ait réellement été écrit en 2021.
Une publication récente peut très bien recopier un texte en affirmant qu’il date de 2021. Pour établir son origine avec certitude, il faudrait retrouver une publication effectivement archivée à cette époque — ou antérieure — puis remonter de copie en copie jusqu’à la première version identifiable.
Le fact-checking de Boatos.org consacré à la version 2024 reconnaissait déjà cette difficulté : ses recherches retrouvaient essentiellement le texte sur les réseaux sociaux, certaines publications l’attribuant à un prétendu discours de 2021.
Le site Mimikama indique encore en 2026 que l’auteur de l’affirmation est inconnu.
Il faut donc distinguer deux choses : la plus ancienne date revendiquée par les versions retrouvées et la véritable date de création du texte.
Nous savons que la rumeur prétend remonter au moins à 2021.
Nous ne savons pas encore qui l’a écrite.
Un faux qui survit parce qu’il raconte ce que certains lecteurs veulent entendre
C’est probablement la principale leçon de l’affaire Miriam Novak.
Une fake news ne devient pas nécessairement virale parce qu’elle est vraisemblable. Elle peut devenir virale parce qu’elle exprime, avec une force particulière, ce qu’une partie du public aurait aimé entendre prononcer officiellement.
Le lecteur ne partage alors plus seulement une information.
Il partage un message auquel il adhère.
Et plus ce message correspond à ses convictions, moins il est tenté de vérifier son origine.
Le nom « Miriam Novak » devient presque secondaire. Ce qui importe est qu’une « ambassadrice d’Israël à l’ONU » soit censée avoir prononcé ces paroles devant le monde entier.
L’autorité du personnage imaginaire donne au texte une puissance que n’aurait pas eue une simple tribune anonyme publiée sur Internet.
Miriam Novak n’a probablement pas fini de parler
L’histoire est enfin révélatrice d’une nouvelle caractéristique de la désinformation : sa capacité à ressusciter.
Un faux n’est plus nécessairement lié au moment où il a été créé. Il reste stocké dans des groupes WhatsApp, des pages Facebook, des blogs, des messageries ou des archives personnelles.
Puis survient une guerre, une Assemblée générale de l’ONU, une crise diplomatique ou une nouvelle poussée d’antisémitisme.
Quelqu’un retrouve le texte.
La date disparaît ou change.
Et Miriam Novak remonte à la tribune.
En 2021, elle aurait parlé.
En 2024, elle aurait parlé de nouveau.
En 2025, son « discours » était encore présenté comme une actualité.
Il pourrait parfaitement réapparaître demain.
C’est pourquoi le meilleur réflexe face à un texte spectaculaire attribué à une personnalité publique reste extraordinairement simple : avant de partager ses paroles, vérifier que la personne existe, qu’elle occupait réellement la fonction indiquée et que le discours figure dans une source primaire.
Dans l’affaire Miriam Novak, ces trois vérifications auraient suffi.
L’ambassadrice n’existe pas.
Le discours officiel n’existe pas.
Mais la fake news, elle, est bien réelle.
Sources
Les principales vérifications reposent sur les archives officielles des Nations unies, qui identifient Danny Danon comme représentant permanent d’Israël et indiquent qu’il a présenté ses lettres de créance le 19 août 2024 ; sur les documents diplomatiques ultérieurs signés par Danon ; ainsi que sur les enquêtes de Boatos.org, Aos Fatos, Mimikama et Lo Relevant, qui ont étudié différentes versions de la rumeur.
Les publications retrouvées permettent également de documenter la circulation internationale du texte et ses changements de datation, notamment les versions le présentant comme un discours de 2021 et ses réapparitions francophones et lusophones en 2024 et 2025.
À ce stade, aucune source suffisamment solide ne permet d’identifier avec certitude l’auteur initial du texte. Cette inconnue doit être conservée comme telle plutôt que de lui attribuer une origine non démontrée.
Le point complet sur ce hoax
C’est effectivement un canular recyclé depuis au moins 2020-2021, republié presque chaque année lors de tensions au Proche-Orient, avec juste la date et le contexte (« session d’urgence », « nouvelle Ligue arabe ») mis à jour à chaque fois. Un site de fact-checking espagnol/portugais (Boatos.org) l’a documenté précisément : il s’agit d’un canular récurrent qui a circulé dans des versions antérieures, toujours avec de petites adaptations.
Qui d’autre l’a relayé
Sur X/Twitter :
- Hillel Fuld, personnalité tech-influenceuse israélo-américaine assez suivie, l’a partagé en juin 2024 en le présentant comme authentique (« A breathtaking speech by Miriam Novak at the UN General Assembly« ).
- Divers comptes individuels moins connus (ex. @allanmarcos_18, @OckeReis, @ClauDePizan) l’ont repartagé en 2024, 2025 et même une version très récente en 2026, preuve que le texte continue de tourner en boucle.
- Un faux compte @Miriam_Novak existe même sur X/Twitter, ce qui alimente la confusion en donnant l’illusion qu’il y a une vraie personnalité derrière.
Sur d’autres plateformes :
- LinkedIn : le texte a été posté sous forme de « discours à l’ONU de 2021 », présenté par un utilisateur se décrivant comme « administrateur d’association à but non lucratif ».
- Quora : plusieurs réponses reprennent le texte intégral comme s’il s’agissait d’un vrai discours, avec des dizaines d’upvotes.
- Sites communautaires juifs et identitaires français : outre Meyer Habib, on trouve Riposte Laïque, IsraelValley, Juif.org, et le site de la synagogue de La Rochelle (synalarochelle.fr), qui l’ont publié à plusieurs reprises entre 2023 et 2025 comme un texte authentique et « magnifique ».
- Version hispanophone relayée par des sites comme Billie Parker Noticias, avec une date de publication manifestement corrompue (« 25.09.2924 »).
Pourquoi ça continue de circuler
Le texte est conçu pour être émotionnellement efficace — mélange d’appel à la Shoah, de rhétorique religieuse et de formules choc (« que nous vous plaisions ou non… nous partirons après vous ») — ce qui le rend hautement partageable, indépendamment de son authenticité. Chaque republication récupère une actualité différente (dernier conflit à Gaza, tensions UE-Israël, etc.) pour paraître d’actualité, ce qui explique pourquoi il « ressort » régulièrement comme s’il s’agissait d’un événement récent.
voici le vrai-faux texte :
Le discours époustouflant de l’ambassadrice d’Israël à l’ONU, Miriam Novak, lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, convoquée à la demande de l’Union européenne et de la nouvelle Ligue arabe :
Mesdames et Messieurs,
Comme vous le savez, nous vivons parmi vous depuis deux mille ans.
Nous vous avons apporté notre savoir, nos découvertes, nos inventions.
Il y a quatre-vingts ans, l’Europe, menée par l’Allemagne, a procédé à un nettoyage ethnique : la quasi-totalité des Juifs d’Europe ont été exterminés. Français, Belges, Hollandais, Norvégiens, Hongrois, Slovaques, Polonais, Lituaniens, Ukrainiens – tous ont aidé les fascistes.
Vous avez assassiné au moins six millions de Juifs, bébés compris.
Chacun d’eux aurait pu avoir des enfants, des petits-enfants, des arrière-petits-enfants. Multipliez ensuite ce nombre par quatre ou cinq.
Et aujourd’hui, alors que des Juifs sont à nouveau volés, battus et assassinés dans vos pays, et que vos tribunaux acquittent les agresseurs, vous nous dites que nous n’avons pas le droit de nous défendre ?
Que nous n’avons pas le droit d’avertir nos ennemis que nous riposterons avec plus de force à toute nouvelle tentative de nettoyage ethnique ?
Trouvez-moi le nom d’un autre peuple dont la destruction est tant attendue et souhaitée par la communauté internationale, menée par l’Iran. Pourquoi ?
Nous avons vécu parmi vous et vous avons donné l’alphabet, la Bible, Marie, Jésus, les apôtres, Spinoza, Disraeli, Colomb, Newton, Nostradamus, Heine, Mendelssohn, Einstein, Freud, Kafka, Chagall, Mahler, Menuhin, Bernstein, Spielberg, Zuckerberg, Page, Lloyd Weber – et des milliers d’autres.
Imaginez combien de génies supplémentaires seraient nés des millions de Juifs que vous avez assassinés – de leurs enfants, de leurs petits-enfants, de leurs arrière-petits-enfants.
Les génies qui ne sont jamais nés – disparus à jamais – dans les fours, dans les synagogues incendiées, dans les fosses communes.
Croyez-vous vraiment qu’avec vos décisions, vos boycotts et vos sanctions, vous nous renverrez aux chambres à gaz ?
Non, Mesdames et Messieurs !
Nous avons dû vous comprendre pour survivre :
En Perse – sans trahison.
En Espagne – sans cruauté.
En Allemagne – sans obéissance aveugle.
En France – sans cupidité.
En Pologne – sans arrogance.
En Russie – sans humiliation de la part de l’establishment. (Rires dans l’assistance)
Nous n’avons jamais fabriqué de savon à partir de graisse humaine, transformé de la peau humaine en lampes, mangé de la chair humaine, assassiné des enfants dans des chambres à gaz.
Au lieu de cela, nous avons inventé l’irrigation goutte à goutte, le dessalement de l’eau de mer, le disque sur clé, les minuscules ordinateurs à ADN, les exosquelettes, les Google Glass pour les aveugles, les radars pénétrants, les merveilles de l’intelligence artificielle.
Nous ne représentons que 0,2 % de la population mondiale, mais nous avons remporté 32 % des prix Nobel.
Et non, nous n’avons jamais utilisé de sang chrétien pour faire de la matsa.
Le procès Bayliss a démenti cette affirmation en 1913.
Le pape Benoît XVI a déclaré : « Un chrétien ne peut être antisémite. »
Le pape François a déclaré : « Sans judaïsme, il n’y a pas de véritable christianisme. »
En 2020, le révérend John Hagee a déclaré : « Si un chrétien dit qu’il déteste les Juifs, sa foi est fausse. »
« Dieu bénit ceux qui bénissent Israël et maudit ceux qui le maudissent. »
Je vous demande donc, représentants de l’Europe :
Qui êtes-vous ? Chrétiens, ou pas ? Quand vous priez Jésus, vous priez un Juif.
Quand vous dites qu’il vit dans votre cœur, un Juif vit dans votre âme.
Même si vous êtes athée, vos ancêtres étaient chrétiens.
Le judaïsme coule dans vos veines, que vous le vouliez ou non.
Alors, si vous voulez un boycott international d’Israël parce que vous nous haïssez et voulez nous détruire, commencez par vous-même.
Procédez à un boycott : ce sera un nettoyage ethnique systématique.
Et maintenant, comme on dit en Amérique, j’ai une nouvelle pour vous :
C’est au tour des musulmans de se libérer de l’antisémitisme.
Ce sera difficile, mais avec l’aide de Dieu, comme pour les épidémies, le choléra ou le coronavirus, cela arrivera.
Pourquoi Dieu nous a-t-il ramenés dans notre pays, vous forçant à abandonner vos projets de destruction ?
Parce que chaque nation a une mission :
Les Français : l’art culinaire.
Les Britanniques et les Russes : la littérature.
Les Italiens : l’art et la musique.
Les Allemands – soldats et philosophes.
Les Juifs – génie, culture, humanisme et progrès.
Telle est notre mission. Depuis 2000 ans.
Que nous ayons des bombes atomiques, des armes cosmiques ou autre chose, cela ne vous regarde pas.
Zeev Jabotinsky a dit :
« Que vous nous aimiez ou non, peu nous importe.
Nous étions là avant vous.
Et nous serons là après vous. »

